Las Cerezas de Sfro (Original Mois Benarroch)

Los poetas que cantaron a tu cuerpo
Nada supieron de tu alma
Y yo que te hablaba en Francés y en Hebreo
Ahora sé que siempre te amé en Español.

Tu pasado perdido en lenguas extranjeras
Perdido en el ladino de las lenguas de España
En las cerezas de Sfro en los palacios de Fez
En el Árabe y en el Francés

Tampoco nunca sabrás que sin saber una palabra
De Español, en Español me has amado
Siempre mis oídos oyeron Español

Durante la mitad de nuestras vidas intentando
Escaparnos de nuestras raíces para pasar la
Otra mitad reconciliándonos con ellas.

Les Cerises de Sfro (Version française Rosa Ramos)

Les poetes qu’on chanté à ton corps
Ne connaissaient rien de ton âme
même que moi je te parlais en français et en hébreu
Maintenat je sais que je t’ai toujours aimé en espagnol.

Ton passé perdu dans des langues étrangeres
Perdu dans le judéo-espagnol des langues d’Espagne
dans les cerises de Sfro au palais de Fès
dans l’árabe et dans le français

Tu ne sauras jamais que sans savoir une parole
d’espagnol, c’est en espagnol que tu m’as aimé
mes oreilles on toujours entendu de l’espagnol.

Nous avons passé la moitié de nos vies à essayer
de fuir nos racines pour passer
l’autre moitié à nous reconcilier avec elles.

Veinte Poemas De Amor (Original Mois Benarroch)

Exactamente.
En un cuaderno
que mi madre tiró
pensando que eran deberes de Inglés.
No recuerdo que haya tirado otros.
Estos eran mis primeros poemas.
Poemas de amor a Noa.
Recuerdo a Noa
En el autobús
Sacando de mí
Toda mi timidez
Y acariciándola
Como si fuese un amor real.
Recuerdo la cita
Que nunca se materializó
El número de teléfono que me dio
Que no era suyo.
Nunca supe porqué
Después la vi con un
Amante guapo árabe
Yendo a la universidad.
Todavía la veo a veces
Con su niño y parece divorciada
O enojada con su madre en
El supermercado
Y siempre saca
La mejor timidez de mí.
Recuerdo a Noa
Pero no recuerdo los poemas.
A lo mejor todavía tengo salvación.

VINGT POEMES D’AMOUR (Version française Rosa Ramos)

Exactament.
Dans un cahier
que ma mere a jeté
en pensant que c’étaient des devoirs en anglais.
Je ne me souviens pas qu’elle n’aie jeté d’autres.

Ceux-là étaient mes premiers poemes.
Poemes d’amour pour Noa.
Je me souviens de Noa
dans le bus
retirant de moi
toute ma timidité
la caressant
Comme si c’était de l’amour réel.
Je me souviens du rendez-vous
Que nous n’avons jamais materialisé

Ce número de téléphone qu’elle m’a donné
Que n’était pas à elle.
Je n’ai jamais su pourquoi
Après je l’ai vu avec
un bel amant árabe
Allant à l’université.
Je la vois parfois encore
Avec son enfant et semble divorcé
Ou fâché avec sa mere au
supermarché
Elle extrait encore
ma plus belle timidité.
Je me souviens de Noa.

Mais je ne me souviens pas des poemes.
Peut-être puisse-je être encore sauvé.