3- (Original Mois Benarroch)

Merced de las mercedes
¿Quién era yo en mi adolescencia?
Cuando ibas tan cerca de mis largos pelos
Y tocabas impugnables mis senos
Merced de la misericordia
Y ¿Por dónde te paseabas
Querida imposible
De adolescencias perdidas
Por dónde te paseabas
Cuando tu madre no te dejaba
Dejar la casa?

Merced, te pedía, un teléfono
Una llamada, un signo de vida
Un mínimo de sonrisa
Media mirada en el océano del cielo
Media mirada en una piscina madrileña

¿Qué te pedía, qué no me dabas?
¿Qué no me podías dar?
Si ahora me has dado todo
Me has abierto mil puertas
Para después cerrarme
Novecientas noventa y nueve.
Me queda nos queda diría yo
Un balcón
Un pequeño balcón
Y no tanto sol
Porque no supimos no podíamos
Soportar tanto sol
Y ahora el sol se fue
Para dejarnos en este balcón
En este balcón de la merced
Y de algunas palabras sin sentido.

3-(Version française Rosa Ramos)
Merci des Dames des mercis
Qui étais-je dans mon adolescence?
Quand t’étais si proche de mes longs cheveux
Et tu touchais mes seins contestataires
Merci de la misericorde
Et ou est-ce que tu te promenais?
Chère impossible
Des adolescences perdues
Ou est-ce que tu te promenais?
Quand ta mère ne te laissais pas
quitter la maison?

Merci, je te demandais, un téléphone
Un appel, un signe de vie
Un mínimum de sourire
La moitié d’un regard de l’océan du ciel
La moitíé d’un regard dans une piscine madrilene

Et qu’est ce que je te demandais, que tu ne me donnais pas?
que tu ne pouvais pas me donner?
Si maintenant tu m’as tout donné
Tu m’as ouvert mille portes
Pour après me fermer
Neufcents quatre-vingt dix-neuf.

Il me reste, il nous reste pour mieux dire
Un balcon
Un petit balcon
et pas tant de soleil
Parce que nous n’avons pas su nous ne pouvions
Soupporter tant de soleil
Et maintenant le soleil est parti
Pour nous laisser ce balcon
Dans ce balcon de la merci
Et de certaines paroles sans sens.

2- (Original Mois Benarroch)

Cuando no estás conmigo
Lo único que tiene sentido
Es estar
Sin
Ti

2- (Version française Rosa Ramos)

Quand tu n’es pas avec moi
La seule chose qu’a du sens
C’est d’être
Sans
Toi

Silencio y Compañía (Original Mois Benarroch)

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Y así todo pasó un viernes
Todo pasa los viernes
Y todos los días son viernes
Te vi por primera vez viernes
Y te fuiste ¿Vienes? Otro viernes
Y ahora voy solo por calles
Que todos los días me recuerdan viernes
Y es el plural lo que más me falta
El nosotros que era tan digno de esa palabra
Ese nosotros único
Ese diálogo, diálogo imposible que nació un viernes,
En el que mi frase próxima
Sólo podía nacer de la tuya

Pero ahora estas son frases eternamente monologas
Eternamente desaparecidas, desprendidas del milagro
Frases de eternos conflictos en el que una mano no encuentra a la otra.

Silence et Compagnie (Version française Rosa Ramos)

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Et c’est comme ça que tout est arrivé un vendredi
Tout arrive les vendredis
Et tous les jours sont vendredis
Je t’ai vu un vendredi pour la première fois
Et tu es partie ¿Tu reviens? Un autre vendredi
Et maintenant je marche seul dans les rues
Que tous les jours me font penser aux vendredis
Et c’est le pluriel ce que me manque les plus
Le nous était si digne de cette parole
Ce nous unique
Ce dialogue, dialogue impossible qu’est né un vendredi,
dans lequel ma prochaine phrase
Peuvait seulement naître dans la tienne

Mais maintenant celles là sont des phrases éternellement monologues
éternellement disparues, détaches du miracle
Des phrases des éternels conflits dans lequels une main ne trouve pas l’autre.