16- (Original Mois Benarroch)
Te quiero mucho
Y te quiero mucho

Y no sé si llamarte (¿tienes todavía el mismo número de móvil?)

Y es duro

Y pienso mucho en ti

Quería darte todo
Pero todo no fue suficiente.

Y te escribo muchos poemas
Y sé que los sientes
Pero no quiero que los leas
Lo siento.

Y si un día me siento
Quiero que sea en el mismo sofá.

Y tal vez todo duró un año
Pero si hubiese sido un día
Ya sería más que una vida
Entera.

Y estoy solo pero no estaré ya nunca solo
Nunca podré estar solo
Porque estas tú en el mundo.

¿Doy al send o no?

16-(Version française Rosa Ramos)

Je t’aime beaucoup
Et je t’aime beaucoup

Je ne sais pas si je dois t’appeler (As-tu encore le même numéro de portable?)

Et c’est dur

Et je pense beaucoup à toi

Je voulais tout te donner
Mais tout ne fût pas assez

Et je t’écris beaucoup des poèmes
je sais que tu les ressents
Mais je ne veux pas que tu les lises
Désolé

Et si un jour je m’assois
Je veux que ce soit dans le même sofa.

Et peut-être tout a dure un an
Mais si s’avait été un jour
Ce serait déjà plus qu’une vie
Entière.

Et je suis tout seul mais je ne serais plus jamais tout seul
Jamais je ne pourrais être seul
Parce que tu es dans le monde.
J’envois ou non?

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15- (Original Mois Benarroch)

Te siento completamente
Absolutamente
Desesperadamente

Entrando en mí
Penetrando mi ser
Siendo más yo que yo
Para ser más tú que tú misma

Y cuando lees el poema
Me dices otra vez
Mente

Y yo te digo

Mente –mente.

Mete mente

15- (Version française Rosa Ramos)
Je te sent completement
Absolument
Desesperement

Entrant chez moi
Penetrant mon être
Étant encore plus moi que moi
Pour être encore plus toi que toi même

Et quand tu lis le poème
Tu me dis encore
Ment

Et moi je te dis
Oui
Ment –met.

Met ment

14- (Original Mois Benarroch)
Siento
Cómo sientes tu cuerpo al acercarme
Cómo me dices

soy toda tuya más y más fuerte quiero ser sólo tuya

Oigo tu voz
Siento como esperas mis manos en tu cuerpo
Como las sientes

Y cuando te penetro
Tienes los pies doblados
Tus rodillas me abrazan

Y te muerdo el mentón.

14- (Version française Rosa Ramos)

Je sent
Comment ton corps ressent à mon approche
Comment tu me dis

je suis toute à toi et encore plus fort je ne veux que t’apartenir

J’entends ta voix
Je ressent comment t’attends mes mains sur ton corps
comment tu les ressents

Et quand je te pénètre
Tu as les pieds plies
Tes genoux m’embrassent

Et je te mords le menton.

Tilde sobre tilde (Original Mois Benarroch)

Eres la única mujer que me tilda
Pero
Otros
Te tildan a ti

A veces soy
Letra bajo tilde
A veces
Tilde sobre letra

Pero
Nunca somos
Esdrújulas.

Taxe sur Taxe (Version française Rosa Ramos)

Tu es la seule femme qui me taxe
Mais
D’autres
Te taxent

Parfois je suis
Lettre sous taxe
Parfois
Taxe sur lettre

Mais
Nous ne sommes jamais
Hypertaxes

L’amour aux choses, aux personnes
faire des rimes, du marketing,
des comédies françaises dramatiques.

L’amour nous dissions,
ça va et puis ça revient,
tel un bateau sur la Seine,
ou pire un bateau sur la mer,
éventé selon le bon vouloir du temps,
qui passe et s’affaiblit.

Alors,
quel sens d’être fidèle à un texte,
que aujourd’hui nous caresse et demain
nous jette telle une vielle chaussette.
L’esclavage à des paroles hautaines,
et la fidélité aux poèmes
pas encore écrits.

Janvier-2008

Je suis une femme méditerranéenne 

Rosa Ramos Frigola (Abril-2010)

 Je suis une femme méditerranéenne ;

Qui vit entre les cigales, les pins

 Et l’oliveraie.

Je suis une femme méditerranéenne ;

Qui chemine sur les mêmes voies que ses aïeuls ont marché.

Je suis une femme méditerranéenne,

De sang chaud et latin, avec l’esprit gréco-romain.

Parfois séfarade, parfois tzigane catalane.

Je suis une femme méditerranéenne,

A qui observer une fourmi ou une coccinelle ne lui paraît pas une perte de temps.

Là ou j’habite, nous vivons doucement.

Je suis une femme méditerranéenne,

Qui arrose ses plats avec du pistou, du thym ou bien du romarin.

Je suis une femme méditerranéenne,

n’essayez pas de m’en dissuader autrement, vous me tueriez.