Amada (Original Mois Benarroch)

No es bella
porque no es amada.
Si tuviese un amante
sus ojos brillarían
sus labios arderían
su sonrisa saldría,
entonces su belleza
podría resplandecer
y los hombres
la amarían.

Aimée (Version française Rosa Ramos)

Elle est pas belle
parce que elle n’est pas aimée
Si elle avait un amant
ses yeux brilleraient
ses levres bruleraient
son sourire sortirait,
alors sa beauté
pourrait rayonner
et les hommes
l’aimeraient.

Encuentro (Original Mois Benarroch)

Si vienes un viernes
antes del Shabbat
y me dices lo que quiero oír
y me cuentas cuentos de los nuestros
si vienes
y no estoy en casa
ese mismo día
después de esperarte tanto
de añorarte tanto
si has venido ya muchas veces
siempre el día que no estoy
y me llamas por teléfono
cuando estoy hablando
es porque nuestro encuentro
es imposible
porque el tiempo
es lo que nos separa
te amé en el siglo doce
tú me amaste en el veinte.

Retrouvailles (Version française Rosa Ramos)

Si tu viens un vendredi
avant le Shabbat
et tu me dis ce que je veux entendre
et tu me racontes des histoires à nous
si tu viens
et je ne suis pas à la maison
ce même jour
après t’avoir tant attendu
de t’avoir regretté tant
si t’es déjà venu maintes fois
toujours quand je ne suis pas là
et tu m’appelles au télèphone
quand je parle déjà
c’est parce que nos retrouvailles
sont impossibles
parce que le temps
c’est ce que nous sépare
je t’ai aimé au deuxième siecle
et toi tu m’as aimé au vingtième.

Más duro (Original Mois Benarroch)

Es un amor maduro
no una ilusión pasajera
lo hemos destruido ya
mil veces
y mil y una vez
se vuelve a levantar
primera mujer destinados
desde antes de nacer
a la edad de cuarenta días

es una amor maduro
un amor cada día mas duro
cada pared que rompemos
fortalece las fundaciones.

Plus fort (Version française Rosa Ramos)

C’est un amour mur
non pas une illusion passagère
nous l’avons déjà détruit
mille fois
et mille et une fois
se leve encore
première femme destinés
avant de naître
a l’âge de quarante jours

c’est un amour mur
un amour chaque jour plus fort
chaque mur que nous cassons
fortifie les fondations.

Mujer me (Original Mois Benarroch)

Mujer me
penetras como la ola penetra
la arena
me abrazas y desapareces
vuelves pero eres una
nueva ola
diferente
me mojas para dejarme seco

y de noche
son las tormentas
los maremotos
me pregunto si es amor
o guerra

después viene el descanso
días de poniente, sin olas
me seco esperando que vengas
otra vez, hola ola.

Femme tu me (Version française Rosa Ramos)

Femme tu me
pénètres comme la vague
pénètre le sable
tu m’embrasses et tu disparais
tu reviens mais tu es une
nouvelle vague
différent
tu me mouilles pour me laisser sec

et la nuit
ce son les orages
les raz de marées
je me demande si c’est de l’amour
ou la guerre

après vient le répos
jours du couchant, sans vagues
je me séche en t’attendant
et encore, bonjour à la vague.

Letras(Original Mois Benarroch)

Letras en forma de olas
Letras en forma de soles
Descifrando tu cuerpo
En vez de amarlo.

Letras en forma de árboles
Andando por la calle desnudas
Buscando otro árbol vestido
Para poder abrazar.

La primera vez que te vi estabas
En un traje de baile todo negro
Desde ese día eres luz

Eres letras en forma de senos
Letras en forma de cuerpo
Letras en forma de penetración.

Lettres(Version française Rosa Ramos)

Lettres formant des vagues
Lettres formant des soleils
Déchiffrant ton corps
A la place de l’aimer.

Lettres formant des arbres
Marchant nues dans les rues
A la recherche d’un autre arbre-robe
Pour pouvoir embrasser.

La première fois que je t’ai vu
t’étaies en costume de dance tout noir.
Depuis ce jour-là tu es lumière

Tu es des lettres formant des seins
Lettres formant un corps
Lettres formant une pénétration.

Veinte Poemas De Amor (Original Mois Benarroch)

Exactamente.
En un cuaderno
que mi madre tiró
pensando que eran deberes de Inglés.
No recuerdo que haya tirado otros.
Estos eran mis primeros poemas.
Poemas de amor a Noa.
Recuerdo a Noa
En el autobús
Sacando de mí
Toda mi timidez
Y acariciándola
Como si fuese un amor real.
Recuerdo la cita
Que nunca se materializó
El número de teléfono que me dio
Que no era suyo.
Nunca supe porqué
Después la vi con un
Amante guapo árabe
Yendo a la universidad.
Todavía la veo a veces
Con su niño y parece divorciada
O enojada con su madre en
El supermercado
Y siempre saca
La mejor timidez de mí.
Recuerdo a Noa
Pero no recuerdo los poemas.
A lo mejor todavía tengo salvación.

VINGT POEMES D’AMOUR (Version française Rosa Ramos)

Exactament.
Dans un cahier
que ma mere a jeté
en pensant que c’étaient des devoirs en anglais.
Je ne me souviens pas qu’elle n’aie jeté d’autres.

Ceux-là étaient mes premiers poemes.
Poemes d’amour pour Noa.
Je me souviens de Noa
dans le bus
retirant de moi
toute ma timidité
la caressant
Comme si c’était de l’amour réel.
Je me souviens du rendez-vous
Que nous n’avons jamais materialisé

Ce número de téléphone qu’elle m’a donné
Que n’était pas à elle.
Je n’ai jamais su pourquoi
Après je l’ai vu avec
un bel amant árabe
Allant à l’université.
Je la vois parfois encore
Avec son enfant et semble divorcé
Ou fâché avec sa mere au
supermarché
Elle extrait encore
ma plus belle timidité.
Je me souviens de Noa.

Mais je ne me souviens pas des poemes.
Peut-être puisse-je être encore sauvé.

Te espero en una estación de tren desierta (Original Mois Benarroch)

De cierta manera
Incierto
Te espero
Mi incierta
En una estación de
Tengo frío
Y espero
El sol cae el sol se eleva
Es el alba o el crepúsculo
Y yo espero
Los días van y los días vienen
Las luces desaparecen
Y yo espero
En una estación de tren
Deshecha
Por mi espera
Pero sigo esperando
Siempre estoy allí
Y siempre solo y nada más
Que estuve allí
Esperándote
En el desierto.

Je t’attends dans une gare déserte
(Version française Rosa Ramos)

D’une certaine manière
Incertain
Je t’attends
Mon incertaine
Dans une gare
J’ai froid
Et j’attends
Le soleil tombe le soleil s’élève
C’est l’aube ou le crépuscule
Et moi, j’attends
Les jours vont et les jours reviennent
Les lumières disparaissent
Et moi, j’attends
Dans une gare
Défaite
A cause de mon attente
Mais je continue d’attendre
Je suis toujours là
Et toujours tout seul et rien d’autre
J’étais là
à t’attendre
Dans le désert

Probablemente estoy loco (Original Mois Benarroch)

Y todo esto no puede tener sentido
La distancia me duele en el estómago
Y los ojos me miran desde el fondo
Del Océano.

Tal vez estamos locos
Locos como los que comenzaron religiones
O los que vieron a Dios y después se arrepintieron

Porque he visto
Que la luz existe
Y que la tierra prometida
Tiene piernas y senos

Y ahora
Me parezco a Moisés
Que sólo la vio
A su tierra prometida
Y no entró.

Probablement je suis fou (Version française Rosa Ramos)

Et tout cela pourrait ne pas avoir de sens

La distance me fait du mal a l’estomac

Et les yeux me regardent depuis le fond

De l’Ocèan.

Probablement nous sommes fous

Fous comme ceux qui on commence les religions

O ceux qui on vu Dieu et après on regretté

Parce que j’ai vu

Que la lumière existe

Et que la terre promise

A des jambes et des seins

Et maintenant

Je ressemble Moïse

Que il l’a seulement vu

sa terre promise

Et il n’y a pas entré.

Ta ta ta Me gusta tu ta (Original Mois Benarroch)
Te amo
te adoro
te añoro
te acepto
te añado
te aplico
te analizo
te alabo
te aplico
te asusto
te apresuro
te acaricio
te advierto
te adivino
te aplazo
te ahorro
te aspiro
te alabo
te alarmo
te ataco
te ato
te a (a continuar…..)
Te te te J’aime ton te (Version française Rosa Ramos)

Je t’aime
Je t’adore
Je te regrette
Je t’accepte
Je t’ajoute
Je t’applique
Je t’analyse
Je te loue
Je t’applique
Je te fais peur
Je te presse
Je te caresse
Je t’avertis
Je te devine
Je t’ajourne
Je t’épargne
Je te aspire
Je te loue
Je t’alerte
Je t’attaque
Je t’attache
Je te (à finir…..)

Caras Rojas (Original Mois Benarroch)
( a la manera de Gonzalo Rojas)

Que se haga saber
Que yo no vivo cuando me ven
Ni desaparezco del globo cuando me voy
Y que puedo estar en dos sitios a la vez
Aquí en Jerusalén y en Madrid con Raquel
Y que sé hacer el amor a cinco mil kilómetros de distancia
Y que el sábado me besaste los labios
Y cuando no estoy en ningún lado
Es porque estoy a tu lado
Atado a tu lado
Y rumbo y zumbo y capaín y cataplán.

Que cuando me hablan de tiempo y de espacio
Yo digo
Despacio
Que sé más que ustedes sobre estas cosas
Y muchas veces me acuerdo de mi futuro
Y sé que mi encuentro verbal con Raquel
Es un mensaje de mi futuro
Y ahora ya sé que esto se está convirtiendo en
Versos peligrosos
Porque Raquel se va a poner roja
Y yo que ya lo estoy
Estoy aquí y me voy
Y no estoy
Y claro no me ven que escribo
Porque estoy escribiendo este poema
Mientras le leen
Y cada lector recibe palabras diferentes
Y
Raquel
Pues es la lectora preferida
Y que se haga saber
La quiero mucho
Y nadie me puede convencer
Que es imposible.
Ni que esas cosas no se hacen
Ni que me estoy volviendo loco
Me estoy volviendo cuerdo
Y es eso
Lo que me preocupa.

Visages Rouges (Version française Rosa Ramos)
(à la manière de Gonzalo Rojas)

Qu’il soit dit
Que je ne vis pas quand l’on me voit
Je ne disparais pas en ballon non plus quand je m’en vais
Et que je peux être en deux lieux à la fois
Ici à Jérusalem et à Madrid avec Rachel
Et que je sais faire l’amour à cinq mil kilomètres de distance
Et que samedi tu m’as embrasse sur les lèvres
Et quand je ne suis nulle part
C’est parce que je suis avec toi
Attaché à tes côtes
Et je cours et je file et patati et patatras.

Que quand l’on me parle du temps ou de l’espace
Je dis
Doucement
Que je sais plus de ces choses que vous
Et quantité des fois je pense à mon avenir
Et je sais que mes retrouvailles verbales avec Rachel
Ce sont un message de mon avenir
Et je sais maintenant que ça deviens des
Vers dangereux
Par ce que Rachel va rougir
Et moi je le suis déjà
Je suis là et je m’en vais
Je n’y suis pas
Et bien sur vous ne voyez pas ce que j’écris
Par ce que je suis en train d’écrire ce poème
Alors que vous me lisez
Et chaque lecteur reçoit différentes paroles
Et
Rachel
Puis que c’est la lectrice préféré
Et qu’il soit connu
Je l’aime beaucoup
Et personne ne peut me convaincre
Que c’est impossible.
Ni que c’est choses ne se font pas
Ni que je deviens fou
Je deviens sage
Et c’est ça
Qui m’inquiète