Probablemente estoy loco (Original Mois Benarroch)

Y todo esto no puede tener sentido
La distancia me duele en el estómago
Y los ojos me miran desde el fondo
Del Océano.

Tal vez estamos locos
Locos como los que comenzaron religiones
O los que vieron a Dios y después se arrepintieron

Porque he visto
Que la luz existe
Y que la tierra prometida
Tiene piernas y senos

Y ahora
Me parezco a Moisés
Que sólo la vio
A su tierra prometida
Y no entró.

Probablement je suis fou (Version française Rosa Ramos)

Et tout cela pourrait ne pas avoir de sens

La distance me fait du mal a l’estomac

Et les yeux me regardent depuis le fond

De l’Ocèan.

Probablement nous sommes fous

Fous comme ceux qui on commence les religions

O ceux qui on vu Dieu et après on regretté

Parce que j’ai vu

Que la lumière existe

Et que la terre promise

A des jambes et des seins

Et maintenant

Je ressemble Moïse

Que il l’a seulement vu

sa terre promise

Et il n’y a pas entré.

Anuncios

Ta ta ta Me gusta tu ta (Original Mois Benarroch)
Te amo
te adoro
te añoro
te acepto
te añado
te aplico
te analizo
te alabo
te aplico
te asusto
te apresuro
te acaricio
te advierto
te adivino
te aplazo
te ahorro
te aspiro
te alabo
te alarmo
te ataco
te ato
te a (a continuar…..)
Te te te J’aime ton te (Version française Rosa Ramos)

Je t’aime
Je t’adore
Je te regrette
Je t’accepte
Je t’ajoute
Je t’applique
Je t’analyse
Je te loue
Je t’applique
Je te fais peur
Je te presse
Je te caresse
Je t’avertis
Je te devine
Je t’ajourne
Je t’épargne
Je te aspire
Je te loue
Je t’alerte
Je t’attaque
Je t’attache
Je te (à finir…..)

Caras Rojas (Original Mois Benarroch)
( a la manera de Gonzalo Rojas)

Que se haga saber
Que yo no vivo cuando me ven
Ni desaparezco del globo cuando me voy
Y que puedo estar en dos sitios a la vez
Aquí en Jerusalén y en Madrid con Raquel
Y que sé hacer el amor a cinco mil kilómetros de distancia
Y que el sábado me besaste los labios
Y cuando no estoy en ningún lado
Es porque estoy a tu lado
Atado a tu lado
Y rumbo y zumbo y capaín y cataplán.

Que cuando me hablan de tiempo y de espacio
Yo digo
Despacio
Que sé más que ustedes sobre estas cosas
Y muchas veces me acuerdo de mi futuro
Y sé que mi encuentro verbal con Raquel
Es un mensaje de mi futuro
Y ahora ya sé que esto se está convirtiendo en
Versos peligrosos
Porque Raquel se va a poner roja
Y yo que ya lo estoy
Estoy aquí y me voy
Y no estoy
Y claro no me ven que escribo
Porque estoy escribiendo este poema
Mientras le leen
Y cada lector recibe palabras diferentes
Y
Raquel
Pues es la lectora preferida
Y que se haga saber
La quiero mucho
Y nadie me puede convencer
Que es imposible.
Ni que esas cosas no se hacen
Ni que me estoy volviendo loco
Me estoy volviendo cuerdo
Y es eso
Lo que me preocupa.

Visages Rouges (Version française Rosa Ramos)
(à la manière de Gonzalo Rojas)

Qu’il soit dit
Que je ne vis pas quand l’on me voit
Je ne disparais pas en ballon non plus quand je m’en vais
Et que je peux être en deux lieux à la fois
Ici à Jérusalem et à Madrid avec Rachel
Et que je sais faire l’amour à cinq mil kilomètres de distance
Et que samedi tu m’as embrasse sur les lèvres
Et quand je ne suis nulle part
C’est parce que je suis avec toi
Attaché à tes côtes
Et je cours et je file et patati et patatras.

Que quand l’on me parle du temps ou de l’espace
Je dis
Doucement
Que je sais plus de ces choses que vous
Et quantité des fois je pense à mon avenir
Et je sais que mes retrouvailles verbales avec Rachel
Ce sont un message de mon avenir
Et je sais maintenant que ça deviens des
Vers dangereux
Par ce que Rachel va rougir
Et moi je le suis déjà
Je suis là et je m’en vais
Je n’y suis pas
Et bien sur vous ne voyez pas ce que j’écris
Par ce que je suis en train d’écrire ce poème
Alors que vous me lisez
Et chaque lecteur reçoit différentes paroles
Et
Rachel
Puis que c’est la lectrice préféré
Et qu’il soit connu
Je l’aime beaucoup
Et personne ne peut me convaincre
Que c’est impossible.
Ni que c’est choses ne se font pas
Ni que je deviens fou
Je deviens sage
Et c’est ça
Qui m’inquiète

Otra mano (Original Mois Benarroch)

He perdido muchas manos
Y las dos que me quedan
Son para abrazarte a ti

He perdido muchas piernas
Y las dos que me quedan
Son para ir hacia ti

He perdido muchos corazones
Y el corazón que me queda
Es para batir en ti

He perdido muchos sueños
Y el sueño que me queda
Es soñar contigo.
Es que el amor te hace idiota
Te enamoras de una mujer
Y después te pasas meses queriendo sólo escribir su nombre
Y te amo, te quiero, mi amor, mi vida.

El amor es lo peor que hay para la poesía
Y lo peor que le puede pasar a un poeta.

Ah, pero después viene lo mejor cuando el amor desaparece
Y destroza tu corazón
Entonces
Es cuando escribes los mejores poemas
De tu vida
Que ya ni quieres vivir.
Te quiero pedir perdón
Porque no te esperé
Más
Y me casé
Y porque no te busqué suficientemente
Y no tuve paciencia
Y creí en la ilusión
Y perdón
Porque no te encontré
Cuando estabas tan cerca
Porque estaba metido en mí mismo
Y en mi egoísmo
Y perdón
Por no haber estado contigo cuando
Me necesitabas
Y necesitabas mi mano
Y mi mirada.

Perdón
Por no haber creído bastante
En mi destino
Y en el milagro
Por haber creído que el tiempo
Se mueve
Y por no haber cambiado el tiempo
Cuando podía.

Y ahora este Kipur:
Le pido a Dios que nos abra
El camino
Que nos abra caminos
Puentes
Hacia nuestro yo profundo.
Caminos
En el destierro del mundo
En el exilio del universo
Y en los templos destruidos
Para que podamos
Andar descalzos
En la arena mojada
Hasta la cima.

Nadaba en la nada
Nadaba contra ponientes
Y contra levantes
Y sobrevivía
Sobre olas y mareas.
Mareos y lunas
Y entonces
Vi un faro
Y me gustó su luz
Y ahora sé cual es mi rumbo.
Pero…
Sólo sé ir hacia ti…
Las olas ya no me molestan
Las tempestades tienen sentido
Y los barcos que nunca me veían
Todos quieren salvarme.
Pero yo
Ya no quiero que me salven
Voy hacia tu luz
Vivo en ir hacia tu luz.

Cuando

Cuando pienso en ti
Soy de nuevo un adolescente
Y todo es posible en el mundo

Cuando pienso en el mundo
Soy un anciano con un bastón
Y no puedo ni andar un paso.

Y cuando paso por tu casa
De noche
Como un sonámbulo borracho
Y te canto serenatas
Soy eso
Un borracho más
Enamorado.

Y cuando me hablas por teléfono
Cuando veo como te pones roja
Cuando te leo mis poemas
Cuando te abrazo a la distancia
Y me besas en el oído
Pobre oído
Mi pobre oído
Que sólo oye la mitad de tu beso.
Así te digo
Te beso la teta derecha
Y me pongo rojo
Y sudo
Y se calienta mi cara
Y también la tuya…

¿Y esto qué es?
¿Pero esto qué es?
Tenemos ya muchos años
Y es que esto no pasa
Esto no se hace
Esto pasa en la adolescencia
Pero aunque ande con un bastón.

Que sentiré
Lo mismo

Lo mismo
Lo sé
Como yo mismo.

Une autre main (Version française Rosa Ramos)

J’ai perdu beaucoup des mains
Et les deux qui me restent
Sont pour te serrer

J’ai perdu beaucoup des jambes
Et les deux qui me restent
Sont pour aller vers toi

J’ai perdu beaucoup des coeurs
Et le cœur qui me reste
Il est pour battre chez toi

J’ai perdu beaucoup des rêves
Et le rêve qui me reste
C’est de rêver avec toi.
C’est que l’amour te rend idiot
Tu tombes amoureux d’une femme
Et après tu passes des mois voulant seulement écrire son nom
Et des je t’aime, je te veux, mon amour, ma vie.

Et l’amour c’est la pire chose qu’il y à pour la poésie
Et le pire qui peut lui arriver à un poète.

Ah, mais après viens la meilleure quand l’amour disparaît
Et mets en pièces ton cœur
Alors
C’est quand t’écris les plus beaux poèmes
De ta vie
Quand tu ne veux même plus vivre.
Je veux te demander pardon
Parce que je ne t’ai pas attendu
Encore un peu
Et je me suis marié
Et parce que je ne t’ai pas cherche suffisamment
Et je n’ai pas eu la patience
Et j’ai cru à l’illusion
Et pardon
Parce que je ne t’ai pas trouve
Quand tu étais si près
Parce que j’étais immergé en moi même
Et dans mon égoïsme
Et pardon
Par ne pas avoir été avec toi quand
Tu avais besoin de moi
Et t’avais besoin de ma main
Et mon regard

Pardon
Parce que n’ai pas assez cru
à ma destinée
Et au miracle
Pour avoir cru que le temps
bougeais
Et pour ne pas avoir changé le temps
Quand je le pouvais.

Et maintenant ce Kippour:
Je demande à Dieu qu’il nous ouvre
Le chemin
Qui nous ouvre des chemins
Ponts
Vers notre moi profond.
Chemins
En exile du monde
En exile de l’univers
Et aux temples détruits
Pour que nous puissions
Marcher pieds nus
Dans le sable mouillé
Jusque le sommet.

Je nageais dans le néant
Nageais contre des occidents
Et contre des orients
Et je survivais
Sur des vagues et des marées.
Vertiges et lunes
Et alors
J’ai vu un phare
Et j’ai aimé sa lumière
Et maintenant je sais quelle est ma destinée
Mais…
Je sais seulement aller vers toi…
Les vagues ne me dérangent plus
Les tempêtes ont leur sens
Et les bateaux que ne me voyaient jamais
Veulent touts me sauver maintenant.
Mais moi
Je ne veux plus être sauvé
Je vais vers ta lumière
Je vis allant vers ta lumière.

Quand

Quand je pense à toi
Je suis à nouveau un adolescent
Et tout es possible dans le monde

Quand je pense au monde
Je suis un homme âgé avec une canne
Et je ne peux même donner un pas.

Et quand je passe chez toi
La nuit
Comme un somnambule ivre
Et je chanté des sérénades pour toi
Je suis ça
Un ivrogne de plus
Amoureux.

Et quand tu me parles au téléphone
Quand je vois que tu rugis
Quand je te lis mes poèmes
Quand je t’embrasse dans la distance
Et tu m’embrasses l’oreille
Pauvre oreille
Ma pauvre oreille
Que n’entends que la moitié de ton baiser.
Ainsi je te dis
Je t’embrasse le sein droit
Et je rougis
Et je transpire
Et mon visage se chauffe
Et aussi le tien…

Et c’est quoi ça?
Mais que c’est quoi ça?
Nous avons déjà trop d’années
Et ça n’arrive pas
Ça ne se fait pas
Ça n’arrive que à l’adolescence
Mais même si marche avec une canne.
Je sais
Que je vais sentir
Le même.

Le même
Je le sais
Comme moi-même.