Quién (Original Mois Benarroch)

Y
Quién soy yo ya sin tus ojos
Quién sin tu mirada
Quién sin tu tristeza y tu belleza.

Quién en este mundo
Con su reloj retrasado
Con su pelos pelirrojos
Y sus abrigos desgastados.

Quién fuera de este mundo
Y quién en el río.

Quién soy yo sin tu mar
Mar maltratado
Mar poluto, mar desgastado
Mar sin peces, mar salado

Quién soy ya sin tu ya
Quién sin tu sí
Quién sin tu quién.

Qui (Version française Rosa Ramos)

Et

Qui suis-je maintenant sans tes yeux

Qui sans ton regard

Qui sans ta tristesse et ta beauté.

Qui dans ce monde

Avec son horloge atardé

Avec sa chevelure rousse

Et ses manteaux usées.

Qui en-dehors de ce monde

Et qui dans le fleuve.

Qui suis-je sans ta mer

Mer maltraitée

Mer polluées, mer usée.

Mer sans poisson, mer salée

Qui suis-je maintenant sans ton maintenant

Qui sans ton oui

Qui sans ton qui.

Anuncios

Los ríos tienen dos orillas (Original Mois Benarroch)

Hoy caminas por mi orilla
Y vences los mejores panes.
Mamo tus pezones con miel
Y ríes desde adentro tu risa.

Hoy caminas por mis panes
Y asustas a mis mejores amigos.
El día que te llevé al medio
Era un día de nieve salada.

Por eso el río es par
Y las hojas de tus manos son impares
Los amaneceres a tu lado
Ya no necesitan soles.

Los ríos que has reído
Te pertenecen a ti, no a Dios.

Les fleuves on deux rives (Version française Rosa Ramos)

Aujourd’hui tu chemines dans ma rive
Et tu gagnes les meilleurs pains
Je tête tes mamelons avec du miel
Et tu ris de l’intérieur de ton rire.

Aujourd’hui tu chemines dans mes pains
Et tu fais peur à mes meilleurs amis.
Le jour que je t’ai amenée au milieu
C’était un jour de neige salé.

C’est pour cela que le fleuve est pair.
Et les feuilles de tes mains sont impaires
Les petits matins à tes côtes
n’ont déjà plus besoin des soleils.

Les fleuves que tu as ri
C’est à toi à qui appartiennent, non pas à Dieu.

Elegir entre un dolor (Original Mois Benarroch)

Elegir entre un dolor y otro dolor es ser adulto
¿No?
Entre un espina y otra
Mil rosas que nos esperan
Entre una espina y otra
Y el mundo
Sigue riéndose de nosotros
Porque somos humanos

Ríos y charcos
Mares que sudan
Las vías del tren no llegan a su meta
Hay que elegir otro tren

Se acabaron los billetes
Y las mejores plazas son caras

Elegir entre un dolor y otro
Dolor
Es vivir
En caminos desconocidos
Elegir entre un tren
Y otro tren
Equivocarse
Y cambiar de trenes
En medio del viaje
Es vivir peligrosamente

No hay forma de volver atrás
No podemos seguir nuestros pasos
Lo desconocido nos da fuerza
El miedo nos lleva a nuestro balcón

Desde el balcón veremos
Otros que pasan
Pensando en sus dolores
Dolores de muelas
Y dolores de espalda
Lo que nos duele es el dolor
Es elegir entre un dolor
Y
Otro
Dolor

Esta vez voy a calzar nuevos zapatos
Nuevos de verdad
Diferentes en su forma y contenido
Zapatos hechos con mis manos
Esta vez el dolor será mío
Dolerá
Pero será
Mi dolor elegido.

Choisir entre deux maux (Version française Rosa Ramos)

Choisir entre une douleur et un autre c’est d’être adulte
Non?
Entre une épine et une autre
Mille roses qui nous attendent
Entre une épine et une autre
Et le monde
Se moque de nous
Parce que nous sommes humains

Fleuves et bassins
Des mers qui transpirent
Des voies ferrées qui n’arrivent nulle part
Il faut choisir un autre train

Les tickets se sont épuises
Et les meilleures places sont chères

Choisir entre une douleur
et une autre douleur
C’est vivre
en chemins inconnus
Choisir entre un train
Et un autre train
C’est de se tromper
Et changer de train
En plein milieu du voyage
C’est vivre dangereusement

On ne peut plus revenir
On ne peut plus suivre nos pas
L’inconnu nous donne la puissance
La peur nous mène à notre balcon

Depuis le balcon nous verrons
Des gens passer
En pensant à leur douleurs
Mal aux dents
Et mal au dos
Ce qui nous fait mal c’est la douleur
C’est de choisir entre une douleur
Et
Une autre
Douleur

Cette fois-ci je vais me chausser avec des nouvelles chaussures
Vraiment nouvelles
Différents dans sa forme et son contenu
Des chaussures faites avec mes mains
Cette fois-ci la douleur sera à moi
Ça blessera
Mais ça sera
Ma douleur choisi.

Nuestro día (Original Mois Benarroch)

Te veo otra vez entrando en el Cuzco
Veo tu forma de andar
Mitad para adelante mitad para atrás
Veo tu forma
De conquistar el espacio.

Sonrío otra vez

Veo tu luz
El café italiano tan malo
Y vamos a otro lado
Tengo el coche aparcado en segunda fila

Fuimos a ver libros
Me gusta ver libros
Dices
Digo
Aparcamos en el numero 357
Por la Gran Vía
Todos nos miraban
Como un OVNI
Aterrizando en una ciudad

Y si no nos miraban qué
Qué nos importa
Sonreías cuando viste mi libro
En la estantería
Entre tantos otros poetas
Tus labios decían
Este es mi poeta

Pensando si comprar el
único ejemplar de mi libro
Porque no quedaban más
O si lo dejábamos
Para que siguiera en la librería.

Preguntamos por un libro que no tenían.
Compramos revistas de literatura
Sonrisas en el Paraíso
Y ángeles para que nos acompañaran a todos lados.

Los ángeles son muy caros.
El Euro esta por las nubes
Te dije

Hacía mucho calor pero no sudaba
Sentía tu presencia como algo tan natural
Tan conocido
Como el dolor de mi espalda
Después de andar mas de una hora

Era de día
Era el día
Era nuestro día
Uno nuestro
Que nadie nos podía quitar
Ni los capitalistas ni los comunistas
Ni los editores que rechazan nuestros manuscritos
Ni maridos ni mujeres
Ni celos ni miradas desesperadas.
Nuestro día y nuestras horas
Nuestros números 3, 5 y 7
Nuestra forma de andar por el mundo
De hacernos espacio en la multitud

Era nuestro día
Un día que nunca olvidaremos
Un día que seguirá viviendo
Miles de años
Después de nuestras muertes
Un día eterno
En la eternidad de nuestra memoria eterna

Fue nuestro día
Y es nuestro día.
Notre journée (Version française Rosa Ramos)

Je te vois encore entrant dans le Cuzco
Je vois ta façon de marcher
La moitié en avant la moitié en arrière
Je vois ta manière
De conquérir l’espace.

Je souris encore

Je vois ta lumière
Le café italien si mauvais
Et nous partons ailleurs
J’ai garée la voiture en double file

Nous sommes allés voir des livres
J’aime voir des livres
Tu dis
Je dis
Nous nous garons au numéro 357
Á la Gran Vía (*)
Nos regardaient tous
Comme si nous étions un OVNI
Atterrant dans une ville

Et si eux ne nous regardaient pas
Qu’est-ce que ça pouvait nous faire?
T’as souris quand t’as vu mon livre
Dans l’étagère
Entre tans d’autres poètes
Tus lèvres disaient
Celui-là est mon poète

Pensant si acheter le
seul exemplaire de mon livre
Par ce que il n’y avait plus
O si on le laissait là
Pour qu’il soit encore dans la librairie

Nous avons demandé un livre qu’ils n’avaient pas.
Nous avons acheté des revues de littérature
Des sourires au Paradis
Et des anges pour qui nous accompagnent partout.

Les anges sont très chers.
L’Euro est monté aux nuages
Je t’ai dit

Il faisait très chaud mais je ne transpirais pas
Je sentais ta présence comme quelque chose si naturelle
Si connu
Comme la douleur de mon dos
Après d’avoir marcher plus d’un heure

Il était plein jour
C’était le jour
C’était notre journée
Une pour nous
Que personne ne pouvait plus nous enlever
Ni les capitalistes ni les communistes
Ni les éditeurs qui refusent nos manuscrits
Ni maris ni femmes
Ni jalousies ni regards désespères.
Notre jour et nos heures
Nos numéros 3, 5 et 7
Notre manière de marcher dans ce monde
De nous faire de l’espace dans la multitude

C’était notre journée
Un jour que jamais n’oublierons
Un jour que continuera de vivre
Des milliers d’années
Après notre mort
Un jour éternel
Dans l’éternité de notre éternelle mémoire

C’était notre journée
Et il est notre jour.

(*) La Gran Vía es l’une des principales artères de Madrid

No existe el mundo (Original Mois Benarroch)

No existe ya el mundo
Lo sabemos
Se parece a sueños de infancia
Cuando me descubría solo
En el mundo y podía
Coger todos los juguetes
De todas las tiendas
Y todos los pasteles.

Esta vez no estoy solo
Tú también estás en él.

Los que se pasean
Por nuestras calles
Son sombras

No existe ya el mundo.
Sólo existe el dolor.

Sólo existe la distancia
Entre nosotros.

Nos separan los océanos
Estamos en dos continentes diferentes

No existe el mundo
Lo sabemos
Y lo sabe el mundo

Sólo tú y yo
Y olas y más olas
Entre nosotros

Esto es ser feliz y esto es sufrir
Saber que existes que no estoy solo
Y saber que nunca serás mía.

Le monde n’existe pas (Version française Rosa Ramos)

Le monde n’existe plus
Nous le savons
On dirait des rêves d’enfance
Quand je me découvrais seul
Au monde et je pouvais
Prendre tous les jouets
De tous les magasins
Et tous les gâteaux.

Cette fois-ci je ne suis pas seul,
toi aussi tu es là

Ceux qui se promènent
Dans nos rues
Sont des ombres

Le monde n’existe plus
Seulement la douleur existe.

Seul la distance existe
Entre nous.

Nos sommes sépares par des océans
Nous sommes en deux continents différents

Le monde n’existe
Nous le savons
Et le monde le sait

Seuls toi et moi
Et les vagues et encore des vagues
Entre nous

Ça est être heureux et c’est ça souffrir
Savoir que tu existes que je ne suis pas seul
Et savoir que jamais tu ne seras à moi.

Te envío (Original Mois Benarroch)

Sol de Jerusalén
Besos de Tetuán
Cerezas de Sfro
Luces de París
Árboles del océano
Bebo tus lágrimas saladas
Y las convierto en perlas.

Ausencia

Me gusta tu ausencia
Porque me trae palabras de infancia

Me gusta tu ausencia porque es tuya
Y en ella eres más

Me gusta tu ausencia porque es mía
Y en ella eres más mía

Je t’envoie (Version française Rosa Ramos)

Soleil de Jérusalem
Baisers de Tétouan
Cerises de Sfro
Lumières de Paris
Arbres de l’océan
Je bois tes larmes salées
Et je les convertis en perles

Absence

J’aime ton absence
Parce qu’elle m’amène des paroles d’enfance

J’aime ton absence parce qu’elle est à toi
Et en elle tu es encore plus

J’aime ton absence parce que elle est à moi
Et en elle tu m’appartiens encore plus

Una última lágrima (Original Mois Benarroch)

Me gustaría morirme
En tus brazos
Y después de que apagues mis ojos
Me des un besito en la frente.
Y no llores
(No, mi paloma
No mi alma
No mi reina).
Y que cada lágrima
No llorada
Se convierta
En una memoria
De un momento
Bien vivido
De una carcajada
Bien reída.

Y después
A pesar de todo
Una última
Lágrima.

Une dernière larme (Version française Rosa Ramos)

J’aimerais mourir
Dans tes bras
Et après avoir éteint mes yeux
Tu me donnes un petit baiser sur le front.
Et ne pleure pas
(Non, ma colombe
Non mon âme
Non ma reine).
Et que chaque larme
Pas pleuré
Devienne
Une mémoire
D’un moment
Bien vécu
D’un éclat de rire
Bien ri.
Et après
Malgré tout
La dernière
Larme.

El Vuelo (Original Mois Benarroch)

Te quiero ver por primera vez en un aeropuerto,
Dichoso aeropuerto,

Y ya de lejos sentiré tu corazón
En el fondo de Occidente

Y abrazarte largamente
Sin decir una palabra
Hasta que roben mis maletas

Y decirte que tiene poca importancia
De todas formas
Necesito ropa nueva

Y después sentarme contigo en un banco
Poner tu cara sobre mi hombro izquierdo
Mi cabeza sobre la tuya
Y mi mano sobre tu hombro derecho

Y llorar
Lágrimas
Que sólo nosotros entenderemos
Lágrimas
Y en cada lágrima un poema
Que te escribí te escribo te escribiré
Que me escribirás
Que me escribiste años
Antes de conocerme

Y después
No separarme de ti ya jamás
Pero sin promesas
Y sin mentiras
Que los amantes se mienten
Para pasar el tiempo

Porque nuestro tiempo
Ya no pasará.
Todo sucederá
En un lapso
En el que el futuro y el pasado
Se encuentran
Sin crear
Un presente.

L’ENVOL (Version française Rosa Ramos)

Je veux te voir pour la première fois dans un aéroport,
Heureux aéroport,
Et même de loin je sentirais ton coeur
Au fond de l’occident

Et te tenir longuement dans mes bras
Sans dire un mot
Jusqu’à ce que l’on vole mes bagages

Et te dire que ça n’a pas d’importance
De toutes manières
J’ai besoin de nouveaux vêtements

Et après m’assoir avec toi dans un banc
Mettre ton visage sur mon épaule gauche
Ma tête sur la tienne
Et ma main sur ton épaule droite

Et pleurer
Larmes
Que seulement nous pouvons comprendreLarmes
Et dans chaque larme un poème
Que je t’ai écrit, je t’écris et je t’écrirai
Que tu m’écriras
Que tu m’as écrit il y a des annéesAvant de me connaître

Et après
Ne plus me séparer de toi jamais
Mais sans promesses
Et sans mensonges
Que les amants se mentent
Pour passer le temps
Parce que notre temps
Ne passera plus
Tout arrivera
Dans un lapsus
Dans lequel l’avenir et le passé
Se retrouvent
Sans créer
Un présent.

YA VOLVEREMOS (Original Mois Benarroch)

El invierno se está comiendo las últimas hojas del otoño.
Entre la última hoja del árbol y la tierra se escriben tus palabras.
Y ya no puedo imaginar un mundo sin ti en Él.

NOUS REVIENDRONS (Version française Rosa Ramos)

L’hiver est en train de manger les dernières feuilles de l’automne.
Entre la dernière feuille de l’arbre et la terre tes paroles sont écrites.
Et je ne peux pas imaginer un monde sans toi dedans.

Fuera de todo (Original Mois Benarroch)

Eres la sombra de mi soledad
Cuando me paseo solo por el mundo
Y no he visto tu mirada..

El bosque busca a sus árboles
Y cada día se me hace más difícil
No conocer las expresiones de tu rostro.

Me pierdo en tus palabras
Y me encuentro en ellas
Más que en las mías
Y me pierdo en tus pasos
Pero ando detrás de tu olvido
Y me pierdo en tus memorias
De calles que nunca fueron nuestras.

Me llamas seductor
Y soy la llama de tu llamada.
Me corres en calles madrileñas
Por las que nunca anduve.
Tus pasos me traen
Memorias de ríos olvidados.

Pasteles y dulces que son memorias tristes
Maletas llenas sin sitio para nuestros juguetes
Y viajes largos como la vida de un hombre
Viajes largos por carreteras sin árboles

Háblame más de tus vidas paralelas
En ellas nos encontramos tantas veces
Que en esta realidad olvidamos
La necesidad del cuerpo, del palpar.

Háblame más de tus memorias rechazadas
De las esquinas de tu mente
En las que las calles desaparecen

Y hoy estoy solo, solo como el primer hombre.
Hoy estoy solo porque no estás conmigo.
Solo en un mundo donde la mujer todavía no ha nacido.

Y me pesan los años. Son una mochila llena
Sobre mi espalda cansada de sufrir.
De no encontrar las cervicales de mi felicidad.
Porque hoy lo que quiero es oír tu voz
Dentro de mis oídos medio sordos
De no haberte oído a través de mis años

Y, sí, puedo escribir los versos mas tristes
Pero me digo que hay que mirar al futuro
A ese futuro en el que nos veo juntos.
Pero no entiendo ni como ni cuando
Ese futuro ya maduro de los que saben
Que no hay futuro en el mundo
Y que el tiempo es algo que imaginamos
Cuando no entendemos a Dios.
Que el tiempo es algo que inventamos
Para poder soportar la muerte.

Y seguimos corriendo por calles desiertas
Tu mano en mi mano
Y tu cara dentro de mis ojos
Mi rostro en tu memoria.
Seguimos corriendo a través de los años
Que ya no volverán
Pero que nunca ya podrán desaparecer.
Los años en los que nos buscábamos
En calles paralelas
Rechazando la posibilidad de encontrarnos
Porque entonces la vida ya no tendría sentido
Y el mundo mucho menos
Para dos que son uno
La reencarnación
De miles de años juntos

Y tendríamos que aprender a andar solos por este mundo
Para volver a encontrarnos a través de las palabras
Palabras que viven fuera del tiempo y del cuerpo.

Fuera de todo pero
No
Fuera de nosotros.

En-dehors de tout (Version française Rosa Ramos)

Tu es l’ombre de ma solitude
Quand je me promene tout seul au monde
Et je n’ai pas vu ton regard.

Les bois cherchent ses arbres
Et chaque jour il m’est plus difficile
De ne pas connaître les expressions de ton visage.

Je me perds dans tes paroles
Et je me retrouve en elles.
Plus que dans les miennes
Et je me perds dans tes pas
Mais je marche derrière ton oubli
Et je me perds dans tes mémoires
des rues qui n’ont jamais été à nous.

Tu dis que je suis un séducteur
Et je suis la flamme de ton appel.
Tu cours pour moi dans des rues madrilènes
Dans lesquelles je n’ai jamais marché.
Tes pas m’attirent
Mémoires de fleuves oubliés.

Gâteaux et friandises ce sont tristes mémoires
Bagages pleins sans place pour nos jouets
Et longs voyages comme la vie d’un homme
Longs voyages dans routes sans arbres

Parle-moi de tes vies parallèles
En elles nous nous sommes retrouvés tant de fois
Que dans cette réalité nous oublions
Le besoin du corps, du tâtonner.

Parle-moi encore de tes mémoires refusées
Des coins de ton esprit
Dans lesquels les rues disparaissent.

Et aujourd’hui je suis seul, seul comme le premier homme.
Aujourd’hui je suis seul parce que tu n’es pas avec moi.
Seul dans un monde ou la femme n’es pas encore née.

Et les années me pèsent. Sont comme un sac à dos plein
Sur mon dos fatigue de souffrir.
De ne pas trouver les cervicales de mon bonheur.
Parce que aujourd’hui ce que je veux entendre c’est ta voix
Dans mes oreilles a moitié sourdes
De ne pas t’avoir entendu à travers mes années.

Et, oui, je peux écrire les vers les plus tristes
Mais je me dis qu’il faut regarder vers l’avenir
A cet avenir dans lequel je nous vois ensemble.
Mais je ne comprends pas ni comme ni quand
Cet avenir déjà mur de ceux qui savent
Que il n’y à pas d’avenir dans le monde
Et que le temps est quelque chose que nous imaginons
Quand nous ne comprenons pas à Dieu.
Que le temps est quelque chose que nous inventons
Pour pouvoir supporter la mort.

Et nous continuons de courir dans les rues désertes
Et ta main dans ma main
Et ton visage à l’intérieur de mes yeux
Mon visage dans ta mémoire.
Nous continuons de courir à travers les âges
Que ne reviendront plus
Mais qu’ils ne pourront plus disparaître non plus.
Les années dans lesquels nous nous cherchions
Dans des rues parallèles
Refusant la possibilité de nous retrouver
Parce que alors la vie n’aurait plus de sens
Et dans le monde encore moins
Pour deux que sont en fait un
La réincarnation
De milliers d’années ensemble

Et il nous faudrait apprendre à marcher seuls dans le monde
Pour nous rencontrer à travers les paroles
Paroles que vivent en dehors du temps et du corps.

En dehors de tout mais
Pas
En dehors de nous.